Les eaux de Versailles

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Les eaux de Versailles

Message  marquis78 le Mer 17 Oct - 3:51

Preambule

Le site de Versailles n’offrant que les rus de Gally et l’étang de Clagny, les sources des collines voisines et quelques étangs , il fallu donc trouver de l'eau venant de sources extérieures à la vallée de Versailles mais il fallait résoudre le problème de l’étanchéité à la pression des tuyaux de grande longueur qui sont à cette époque en bois avec des joints en étoupe et en terre cuite avec des joints au mortier.
Les réponses trouvées permettront l’établissement d’un vrai réseau. En 1671, le bois et la terre cuite seront rremplacés par des tuyaux de fonte, appelés tuyaux de fer, et les joints seront alors en cuir ou en plomb.

Les travaux pour amener à Versailles l'eau nécessaire aux jeux d'eau du Château ont concerné une zone géographique très étendue, de la forêt de Rambouillet, la vallée de l'Eure, la Seine et jusqu'au plateau de Saclay.

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Rappel chronologique

1639 : Le fontainier Claude Denis crée une pompe à proximité de l’étang de Clagny, qui recueille les eaux du ru portant le même nom. Cette pompe, actionnée par un che­val, alimente le jet qui orne la fontaine de la terrasse et les deux autres bassins ponctuant l’axe principal du jardin du château de Louis XIII.


1664 : Louis XIV fait perfectionner les installations hydrauliques de l’étang de Clagny : la Tour d’Eau construite par Le Vau remplace la pompe de Claude Denis. Cette tour abrite au rez-de-chaussée une nouvelle pompe, réalisée par l’ingénieur Denis Jolly, et au premier étage un réservoir de plomb, conçu par le fontainier François Francine.
Construction d’un réservoir surélevé (580 m3) sous lequel est aménagée, deux ans plus tard, la célèbre grotte de Thétis.

1665 : Mise en service de la pompe de Denis Jolly. La pompe, actionnée par deux manèges mus chacun par un cheval, a une capacité de 600 m3 par jour. Elle élève l’eau pompée dans l’étang de Clagny jusqu’au réservoir aménagé au premier étage de la Tour d’Eau (capacité inférieure à 100 m3). Ces installations ne permettent pas le fonctionnement simultané et continu de toutes les fontaines.

1666 : François et Pierre Francine complètent les installations de l’étang de Clagny par trois moulins à vent. Ces derniers puisent l’eau dans l’étang de Clagny au moyen d’une chaîne à godets et la font monter, par trois paliers successifs, jusqu’à la terrasse.
Inauguration des Grandes Eaux.

1667 : Construction des trois réservoirs de glaise (5 000 m3) au nord du château (le long de l’actuelle rue des Réservoirs).
1668
Premiers travaux sur la Bièvre, appelée également rivière des Gobelins : la rivière est barrée pour former l’étang du Val.
Percement de la première branche du Grand Canal. L’entreprise nécessitant des nivellements d’une grande précision, Louis XIV fait appel à l’Académie des sciences, qu’il a créée deux ans auparavant.

1670 : Mise en service du moulin de Launay : cette machine hydraulique construite par Launay actionne une pompe à piston grâce à une gigantesque roue de 20 m de diamètre et élève l’eau de la Bièvre jusqu’au sommet de la colline de Satory. L’eau dévale la pente qui mène à la pièce d’eau des Suisses avant d’être conduite jusqu’aux réservoirs de glaise par un système de siphon.
Création du réservoir du Trèfle (12 260 m3) à Trianon.

1671 : L’étang de Clagny menaçant de s’assécher, on recycle une partie de l’eau grâce à un moulin dit de « retour », qui pompe de l’eau dans le Grand Canal et la renvoie jusqu’à l’étang de Clagny.
Mise en service de cinq moulins qui viennent compléter le moulin de Launay, et pose des premières canalisations en fonte sur la colline de Satory.
Percement de la deuxième branche du Grand Canal. Création du réservoir de Satory (72 000 m3).

1672 : Le niveau de l’étang de Clagny continue de baisser malgré la création du moulin de retour et la mise en service du réseau drainant les eaux au nord de Versailles (le Chesnay, Vaucresson, la Celle-Saint-Cloud).
François d’Orbay construit trois réservoirs sous la terrasse du château (réservoirs sous-terre, environ 3 400 m3*). Ces réservoirs collectent l’eau des fontaines de la terrasse. Grâce à une pompe actionnée par des chevaux, l’eau est renvoyée vers le réservoir de la grotte de Thétis.

1674 : On perfectionne la pompe de Jolly : le nombre de chevaux actionnant chacun des deux manèges passe d’un à trois ; douze pompes à piston peuvent ainsi tirer de l’étang de Clagny jusqu’à 2 920 m3 par jour. Cette nouvelle installation est appelée la Grande Pompe.
Le renouvellement des eaux de l’étang de Clagny est insuffisant. D’une manière générale, le système des étangs de pompage ne donne pas pleine satisfaction (il est complexe et les ressources disponibles varient en fonction de la force du vent et du courant). Afin de résoudre définitivement le problème de l’alimentation des fontaines, Pierre-Paul Riquet propose de détourner une partie de la Loire. Les travaux de nivellement de l’abbé Picard démontrent que le projet est irréalisable.
Réalisation de rigoles sur le plateau de Satory permettant de recueillir les eaux pluviales.

1675 : Louis XIV charge Colbert de demander aux savants d’imaginer une machine pour amener l’eau de la Seine jusqu’à Versailles. Des estafettes sillonnent la France pour faire connaître le désir du roi.

1676 : Construction de deux moulins supplémentaires à proximité de l’étang de Clagny (dont le moulin de Foudrinier).

1677-1678 : Les nivellements menés par l’abbé Picard révèlent qu’il est possible de réaliser un réseau gravitaire (utilisant uniquement la force de la gravitation) : création des étangs de Trappes (actuel étang de Saint-Quentin-en-Yvelines), Bois-d’Arcy et Bois-Robert. À la belle saison, les fontaines peuvent enfin fonctionner tous les jours et ce pendant plusieurs heures. Les étangs « gravitaires » donnant satisfac­tion, on commence à arrêter les installations des étangs de pompage.

1678-1682 : Achèvement du Grand Canal.
Travaux de creusement de la pièce d’eau des Suisses et du bassin de Neptune.


1679-1685 : Thomas Gobert, ingénieur et intendant des Bâtiments, réalise le réseau des étangs « gravitaires » inférieurs (c’est-à-dire alimentant les fontaines situées au-dessous de la terrasse du château) : agrandissement de l’étang de Saclay (appelé par la suite Étang-Vieux), creusement des étangs de Pré-Clos, Orsigny, Trou-Salé, Villiers et Étang-Neuf. Construction de l’aqueduc de Buc pour relier les étangs inférieurs aux réservoirs du Parc aux Cerfs, encore appelés réservoirs Gobert (45 000 m3), situés au sud-est du château.

1680 : Arnold de Ville et le charpentier Rennequin Sualem construisent une machine au moulin de Palfour pour alimenter les fontaines du château du Val . Ils montrent ainsi au roi que le projet de la machine de Marly est réalisable.

1681 : Début des travaux de construction de la machine de Marly, sur la rive gauche de la Seine, entre Bougival et Port-Marly.

1684 : Arrêt de la Grande Pompe et du moulin de retour.
La Hire réalise à la demande de Louvois le réseau gravitaire supérieur (alimentant les fontaines situées dans la partie supérieure du jardin) : création de l’étang du Mesnil-Saint-Denis (actuel étang des Noës) et de ceux de Hollande.
Essai de la machine de Marly en présence du roi.
Construction de l’aqueduc de Louveciennes.
Destruction de la grotte de Thétis et du réservoir dissimulé dans son toit. Construction du Grand Château d’Eau. Ce grand réservoir placé sur un plancher en charpente est supporté par trente-deux piliers maçonnés. Il est créé pour compléter la capacité de stockage des réservoirs de l’Aile, construits l’année suivante. D’une capacité d’environ 1 200 m3, le réservoir alimente les bassins de la strate supérieure du jardin.
1685
Ajout des étangs du Perray et de la Tour au réseau gravitaire supérieur.
Mise en service de la machine de Marly (3 200 m3 par jour) mais le rendement de la machine s’avére plus faible que prévu , l’eau de la Seine est très peu utilisée à Versailles et sert essentiellement pour Marly.
Les calculs de nivellements menés par La Hire ayant montré qu’il était possible de capter l’eau de l’Eure à Pontagouin, non loin de Chartres, Vauban se lance dans l’aventure du canal de l’Eure.
Lors de la construction de l’aile Nord, les trois réservoirs de glaise sont remplacés par deux réservoirs de pierre, appelés réservoirs de l’Aile.

1686 : Mise en service de l’aqueduc de Buc.
Construction des quatre réservoirs de Montbauron (112 000 m3) pour recueillir l’eau
des étangs supérieurs.
Réquisition de vingt-deux mille soldats pour le creusement du canal de l’Eure.

1687 : Agrandissement de la pièce d’eau des Suisses.

1688 : Arrêt des derniers moulins de Clagny.
Création de la rigole de Guyancourt reliant les réseaux gravitaires supérieur et inférieur. Cette rigole sert de trop-plein d’un réseau sur l’autre et permet ainsi une bonne gestion des ressources en eau.
Guerre de la Ligue d’Augsbourg : les travaux du canal de l’Eure sont progressivement abandonnés. Le projet sera repris un siècle plus tard par Louis XVI, et à nouveau arrêté par la Révolution. La traversée de l’Eure devait se faire à la hauteur de Maintenon par un aqueduc à trois niveaux, haut de 73 m et long de 50 km. Seul le premier étage sera construit, sur une longueur d’un kilomètre.

1689 : Arrêt des derniers moulins du Val, sur la Bièvre. L’alimentation du parc est assurée par le seul réseau gravitaire.

1735 : Assèchement puis comblement de l’étang de Clagny, devenu insalubre.

1737 : La machine de Marly est affectée à la production d’eau potable.

1807 : Assèchement des étangs de Bois-d’Arcy et de Bois-Robert .

1817-1827 : Arrêt de l’ancienne machine de Marly et construction d’une machine à vapeur (appelée pompe à feu) conçue par Cécile et Martin.

1858-1869 : Arrêt de la machine de Cécile et Martin et mise en service progressive des six roues à aubes de la machine hydraulique de Dufrayer (21 000 m3 par jour).

1866 : Mise hors service de l’aqueduc de Louveciennes.

1893 : La machine de Dufrayer ne pompe plus l’eau de la Seine (trop polluée par les égouts de Paris) mais celle de la nappe phréatique (creusement d’un puits dans la plaine de Croissy-sur-Seine).

1904 : Mise hors service du Château d’Eau. Depuis lors, les bassins supérieure du parc sont alimentés directement par le réservoir de Montbauron.

1943 : Comblement de l’étang de Trou Salé.

1950 : Mise hors service de l’aqueduc de Buc.

1963 : Arrêt de la machine de Dufrayer, détruite cinq ans plus tard.

1977 : Destruction partielle de l’aqueduc de Trappes en raison de la construction de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines : le système hydraulique est privé de son alimentation par le réseau des étangs supérieurs et fonctionne en circuit fermé, grâce à une pompe qui renvoie l’eau collectée dans le Grand Canal vers les réservoirs de l’Aile. Les fontaines sont alimentées principalement par les eaux de pluie.

1981 : Installation d’une station de pompage immergée dans le Grand Canal qui renvoie l’eau dans les réservoirs de l’Aile et dans ceux de Montbauron .




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Re: Les eaux de Versailles

Message  chercheur78 le Mer 17 Oct - 10:55

voila une carte avec les rivieres et les ruisseaux ( en bleu ) , les rigoles ( en rouge ) et les aqueducs ( en bleu clair ) afin d'illustrer tes propos study

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Re: Les eaux de Versailles

Message  marquis78 le Lun 22 Oct - 3:52

salut
Belle carte cheers merci a toi , elle illustre parfaitement ce sujet
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Re: Les eaux de Versailles

Message  marquis78 le Mer 24 Oct - 3:07

Le reseau sud

Plan général des étangs et rigoles supérieurs et inférieurs de Versailles en 1825

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Re: Les eaux de Versailles

Message  mordudu95 le Mer 24 Oct - 5:08

que ce soit dans la partie au nord de Versailles ou dans la partie au sud il semble y avoir de belles possibilités de ballades souterraines cheers

Merci pour ces infos Cool
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Re: Les eaux de Versailles

Message  marquis78 le Ven 26 Oct - 6:01

Histoire

Cette œuvre titanesque correspond à la volonté de Louis XIV qui, alors même qu'il venait de diriger le siège de Maastricht en juillet 1673 s'inquiétait auprès de Colbert de l'état des pompes à Versailles et lui écrivait « il faut faire en sorte que les pompes aillent si bien que lorsque j'arriverai je les trouve en état de ne pas me donner de chagrin en se rompant à tout moment ». Une telle volonté permet de comprendre la durée et l'envergure des travaux qui s'étendirent de 1663 à 1687 et furent réalisés par les grands noms de l'entourage royal, sous la direction de Colbert, puis, après sa mort en 1683, de Louvois". Les frères Francini, hydrauliciens, Le Vau, architecte, l'abbé Picard, spécialiste des relevés de nivellement, le mathématicien Lahire, les ingénieurs Gobert et Vauban travaillèrent à ce grand projet de même que les architectes Jules Hardouin-Mansart et Robert de Cotte. La multiplicité des intervenants s'explique par le fait qu'il ne s'agit pas d'un projet conçu d'emblée dans son ensemble mais d'une succession d'essais. Au fur et à mesure du développement des travaux dans le parc de Versailles, donc des besoins en eau, six grands réseaux sont mis en place.

La première phase est liée aux 32 fontaines du Labyrinthe illustrant les fables d'Esope et à la grotte de Thétis commencée en 1664 . On crée l'étang de Clagny, à Versailles même, par barrage du ru de ce nom. Une pompe en montait l'eau dans une tour d'eau construite par Le Vau puis dans un réservoir élevé en 1666 au-dessus de la grotte de Thétis (580 rrr'). Après usage, l'eau était recueillie et ramenée dans l'étang de Clagny. Ces aménagements permirent le déroulement du «Grand divertissement royal» donné le 18 juillet 1668 en l'honneur de la paix d'Aix-LaChapelle, au cours duquel, dans la grande salle de bal construite à cet effet par Le Vau, le marbre, le porphyre et la rocaille ruisselaient sous les jeux d'eau". Mais les fontaines ne purent fonctionner toutes en même temps faute d'un débit suffisant. De plus, le nombre de bassins augmentant dans le parc , il fallait donc trouver d'autres sources d'approvisionnement. Dans le souci de plaire au roi, les courtisans échafaudent les projets les plus extravagants comme l'ingénieur Riquet qui proposait d'approvisionner Versailles avec les eaux de la Loire.
Plus raisonnablement, Colbert s'intéressa à la Bièvre qui coule non loin de Versailles mais en est séparée par le plateau de Satory. Il mit en place la deuxième phase d'aménagement: le moulin à eau du Launay.
Il est doté d'une roue de 20 mètres de diamètre qui par un système compliqué de bielles devait faire fonctionner une pompe enterrée qui forçait l'eau à gravir la colline dans des tuyaux de plomb. . Il fonctionna à partir de l'été 1671 mais le débit de l'eau qui est déversée dans le réservoir de Satory restait faible. On décida alors d'utiliser l'énergie éolienne et au printemps 1672 quatre moulins à vent furent installés pour faire monter l'eau de palier en palier jusqu'au sommet du plateau. Le roi, alors en campagne dans les Flandres, s'inquiétait de leur fonctionnement. En fait, ces moulins manquaient de vent et la demande en eau n'était toujours pas satisfaite.
D'où la mise en place d'un troisième système, de 1675 à 1678, celui des étangs de Trappes. Le plateau de Trappes étant situé plus haut que les réservoirs de Versailles, l'abbé Picard proposa de former des barrages pour créer trois étangs (Trappes, Bois d'Arcy et Bois Robert) dont l'eau s'écoulerait par des rigoles jusqu'au réservoir de la grotte de Thétis. Comme ces installations d'écoulement fuyaient beaucoup, on les remplaça en 1684 par un aqueduc souterrain qui amenait les eaux aux réservoirs du Parc aux Cerfs, appelés les étangs Gobert.
Parallèlement, le système avait été complété par la mise en place du drainage du plateau de Saclay. Des rigoles dirigeaient les eaux de ruissellement aux étangs de Saclay-Vieux'", d'Orsigny et de Trou-Salé. De là des aqueducs souterrains les acheminaient vers les étangs Gobert. Le problème principal, déjà rencontré auparavant, était le franchissement de la vallée de la Bièvre. Dans un premier temps, on mit en place un siphon de fonte mais la déperdition en eau était importante. L'ingénieur Gobert proposa en 1682 de construire un aqueduc aérien: les Arcades de Buc. Deux autres étangs furent aménagés, ceux de Villers-le-Bâcle et de SaclayNeuf en 1685.
Avec l'élargissement du système aux étangs supérieurs en 1684-1685, le projet atteint des dimensions colossales: l'idée générale était de créer un cours d'eau artificiel, « le grand lit de rivière », qui traverse le plateau de Rambouillet à Trappes.
Enfin, dans les années 1684-1688 on envisagea l'élargissement de la surface drainée (15 000 ha) par la dérivation des eaux de l'Eure qui se trouve à 36 mètres au-dessus du niveau du château de Versailles. 30 000 hommes (dont deux tiers de soldats) entreprirent sous la direction de Vauban la construction du canal de l'Eure, dit de Pontgouin, qui devait comprendre plusieurs ouvrages d'art dont le principal était le pont-aqueduc de Maintenon. Mais la guerre de la Ligue d'Augsbourg interrompit les travaux qui ne furent jamais repris. Parallèlement, une autre solution fut mise en place: la Machine de Marly .
Selon un rapport de 1810, au temps de Louis XIV «l'ordinaire» des jeux d'eau qui durait 5 heures et demie, exigeait 7200 m3 et la «dépense pour un jour d'ambassadeur ouvrant à la grande manière une heure avant son entrée dans le jardin et pendant deux heures et demi de la promenade ... » consommait 1 0800 m3 alors qu'en 1810 le même jeu d'eau exigeait 14400 m3. Les déperditions s'étaient donc accrues; néanmoins le système fut conservé pendant tout le XIXe siècle. La destruction partielle des rigoles et l'assèchement des étangs (comme celui du TrouSalé comblé par les Allemands en 1940-41 datent du XXe siècle. De même, la machine de Marly, fut démolie en 1968.
Aujourd'hui l'approvisionnement de Versailles pour les Grandes Eaux se fait en circuit fermé à partir de l'eau puisée dans le Grand Canal .
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Re: Les eaux de Versailles

Message  marquis78 le Sam 22 Juin - 4:52

j'ai trouvé ceci sur une carte sunny

certain d'entre vous devrait facilement trouvé de quoi il sagit Wink

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Re: Les eaux de Versailles

Message  chercheur78 le Mar 25 Juin - 4:53

jolie !!!!!
je n'en avais pas encore vu de représentation Cool
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